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26 avril 2018
Carrière

Mon boss est nul... mais je le soigne!

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Franchement, qui ne s’est jamais fait cette réflexion dans sa carrière ? Qui ne s’est jamais dit que son n+1 ne méritait pas sa place, voire que, franchement, sans aucun doute possible, à sa place, on ferait mieux ? Tous ! Sans aucune exception. Et pourtant, même si parfois c’est peut-être vrai, il est important de changer de paradigme si l’on veut faire avancer les choses. De fait, une fois que l’on a dit que son boss était une quiche, son propre quotidien n’évolue pas. Certes, ça défoule, mais ça ne construit pas grand chose. En tant que collaborateur, si votre boss ne vous trouve pas bon, il peut vous le dire, vous envoyer en formation et, dans le pire des cas, vous muter ou vous virer. Bien entendu, si votre n+1 est nul, vous n'avez pas ce pouvoir, c'est le principe. Mais tout n'est pas perdu pour autant !

 

La solution la plus radicale et efficace est de changer de travail mais, ici, nous parlons d’un travail que l’on aime et qui est subitement insupportable à cause de Bob, le nouveau manager fraîchement arrivé. Bob n’est pas un mauvais bougre, juste un mauvais manager. Cet article, très résumé, donne quelques règles simple pour faire que, petit à petit, votre quotidien avec Bob évolue. Souvent, les collaborateurs oublient que si un n+1 est supposé manager ses collaborateurs, cela marche également dans l’autre sens. Oui, faire changer son boss, c’est possible. Je vais prendre 3 exemples.

 

Bob s'énerve tout le temps

 

Ce n’est pas qu’il est méchant ou arrogant, c’est juste qu’il n’a pas confiance en lui. Vous avez remarqué, un chihuahua aboie beaucoup plus qu’un Pittbul ! Forcément, il essaye de compenser son physique ridicule par des aboiements qu’il croit impressionnant ! Pour faire évoluer cela, il faut savoir donner confiance en Bob. Cela prend parfois un peu de temps, mais il m’est arrivé quelques fois d’avoir des patrons, disons le comme cela, nerveux. Cela s’est toujours bien passé. Idéalement, il faut commencer à la première rencontre. 

Telle la race canine, Bob, nerveux comme il est, se bloque sur sa première rencontre. Si celle là est ratée, la suite est plus compliquée mais rien n’est perdu, cela sera seulement plus long.

Bref, si vous voyez que Bob est un stressé des dead-lines, prenez l’initiative de lui remettre un planning de façon récurrente mettant en avant que les délais qu’il fixe sont respectés. Bob a du mal à déléguer ? Envoyez lui des comptes rendus de vos réunions mettant en avant que vous relayez parfaitement ses directives. Bob pense que tout le monde le déteste ?  Soyez à l’initiative d’un pot d’avant week-end. Les managers nerveux en entreprise sont dans 99% des cas des managers angoissés qui ont le sentiment de ne pas maîtriser leur sujet. Votre rôle, c’est de le rassurer, pas d’en ajouter. Plus il sera rassuré, plus il sera calmé. 

Je vous l’accorde, dans 1% des cas, il n’y a rien à faire, surtout pour les managers ayant passé un certain âge ou les personnes étant intrinsèquement des nerveux malveillants. Dans ce cas… courber l’échine ou partir sont les deux seules issues.

 

Bob n'y connait vraiment rien au sujet

 

Et oui… ça arrive. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’un manager n’est pas censé être un expert de tous les sujets. Son rôle est de réunir la meilleure équipe pour réussir. Franchement, on ne demande pas à un entraîneur de foot d’être le meilleur gardien de but, le meilleur attaquant et le meilleur défenseur. Par contre, il doit savoir faire que tout cela fonctionne ensemble.

La règle numéro un pour rassurer Bob et commencer sa transformation vers le manager idéal, c’est de ne pas le regarder comme un gros crétin s’il dit quelque chose à côté de la plaque… il pourrait se braquer le Bob (cf point1) ! Ensuite, Bob n’a pas besoin que vous lui expliquiez tous les détails mais juste l’essentiel. C’est là la différence entre l’expert(e), vous, et le généraliste, lui. Le problème n’est si Bob n’est pas spécialiste, le problème est s’il prétend l’être, et là, il va vous falloir faire preuve de patience, l’écouter, et petit à petit le mettre sur le chemin de la vérité et qu'il vous reconnaisse comme étant le/la spécialiste sur qui il peut se reposer. Plus compliqué si Bob est également un nerveux. Comme j’aime à le dire, quand une montagne est face à vous, il est plus simple de la contourner que de l’escalader. Ne faite jamais passer votre boss pour une quiche, c’est la règle absolue. Par contre, même s’il se trompe, il attendra toujours de vous un avis, bien construit, factuel et sans l’agresser… je sais, parfois, c’est dur, mais ça vaut le coup.

 

Bob vous envoie des mails après 23h

 

 

Bob confond son travail avec sa vie et il attend que ses collaborateurs soient identiques. Il y en a beaucoup comme Bob. Pour les hystériques du mail, c’est très, très simple à gérer. Encore une fois, il s’agit de rassurer Bob sur le fait que vous comprenez son mode de fonctionnement et vous lui donnez une solution en cas de véritable urgence. Il ne s’agit pas de lui dire « Bob, tes mails après 22h00, tu vas arrêter ou je démissionne » mais plutôt de proposer un mode de fonctionnement en disant « Bob, après 21.00, je coupe mes mails pour être avec ma famille. S’il y a vraiment une énorme urgence, tu peux m’appeler. Par contre, tu ne vois pas d’inconvénient à ce que je réponde le lendemain matin à tes mails nocturnes ? » 

A ce point, deux options : soit Bob est d’accord (99% des cas), soit il ne l’est pas et vous êtes malheureusement tombé sur un psychopathe… à moins que Bob, ça ne soit vous-même.

 

Conclusion

 

Ce ne sont que 3 exemples parmi beaucoup de situations que je pourrais vous donner, mais le concept de « manager son manager » est absolument fondamental pour bien vivre en entreprise et ne pas subir. Dans un article, c'est forcément un peu raccourci mais cela fonctionne quand l'on prend le temps. Il faut agir pour que son manager puisse comprendre vos attentes également. Nous avons souvent tendance à penser que son « n+1 » ne peut pas comprendre nos problèmes alors que, parfois, nous ne les avons pas exprimés !  

 

 

Article adapté de Gaël Chatelain (https://www.linkedin.com/pulse/mon-boss-est-nul-mais-je-le-soigne-gaël-chatelain). Gaël, nous avons trouvé ton article top et avons souhaité le relayer, en espérant que tu seras flatté et ne nous en voudra pas :) 



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